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21 février 2023

[INTERVIEW] #Circular4Good®, épisode n°2 : déprogrammer l’obsolescence avec Kareen Maya Levy

Il y a des échecs si inspirants qu'ils font oublier qu'ils ont été des échecs. C'est le cas de Kippit, marque d'électroménager « Made in France », durable et 100% réparable. Malgré une communauté forte et impliquée, le soutien de la presse, des investisseurs et des plus grands distributeurs, Kippit n’a pas survécu à son aventure dans l’industrie circulaire. Mais cet acte manqué révèle en filigrane une déception plus éloquente encore : celle d’une partie de l'industrie française qui n’a pas pu subvenir aux exigences d’une production éco-conçue. Une déconvenue qui présage du potentiel immense de développement de notre industrie vers de nouveaux modèles de production. En vue, l’obsolescence déprogrammée !

Circular4Good

Dans ce deuxième épisode de #Circular4Good®, Kareen Maya Levy partage les leçons éclairantes qu’elle a tirées de l’aventure Kippit et transmet un message positif à tous les industriels et consommateurs qui voudraient participer à la mutation circulaire : le marché est prêt, les consommateurs sont prêts ; reste à bâtir une nouvelle chaîne industrielle conforme aux valeurs de notre temps et qui assume ses responsabilités industrielles, sociales et environnementales.

 

À la manière de Citizen Kane d’Orson Welles (1941), l’histoire de Kippit, c’est celle dont on connaît déjà la fin mais dont on doit absolument connaître le début pour mieux en saisir les enjeux et les opportunités.

 

Écoutez-la ici, en téléchargement sur la plateforme de votre choix !

Kippit, l’ambition de l'obsolescence déprogrammée

« La réparation va vous coûter plus cher que de racheter du neuf. Il va falloir changer votre lave-linge ! ». Quel consommateur n’a jamais entendu cette phrase aux accents de défaite au moins une fois dans sa vie ? C’est à partir d’un de ces épisodes anecdotiques, mais si révélateurs de notre époque, que Kareen Maya Levy a décidé de co-fonder Kippit.

 

Kippit est une entreprise d’électroménager dont la vocation est de proposer des appareils domestiques fabriqués en France, réparables à vie et évolutifs. Un modèle nativement circulaire en rupture avec le paradigme actuel qui favorise le remplacement d’un appareil défectueux au détriment de sa réparation. L’ambition affichée de Kippit : déprogrammer l’obsolescence des appareils électroménagers en France. Dans un marché local qui représente 10,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour le petit et gros électroménager, en 2022 (source : GFK intelligence), on comprend combien le potentiel de pivot circulaire sur ce secteur est considérable.

 

Pour la création de son modèle phare, la bouilloire multifonction « Jaren », Kippit a su s’entourer très tôt d’une communauté impliquée. Des milliers de « Kippers », c’est leur nom, soutiennent l’initiative et s’engagent dans la conception du produit, tandis qu’une centaine d’entre eux participent financièrement au projet. Les plus grands distributeurs (FNAC, Boulanger) répondent également présents à l’appel d’un modèle d’électroménager durable, réparable et fabriqué localement. Présente au salon du « Made in France » 2019, Kippit remporte même le prix de l’innovation. En clair, tous les voyants sont au vert et semblent ouvrir une porte sur un nouveau mode de consommation de l’électroménager en France.

 

Mais être un pionnier de l’aventure circulaire, c’est se confronter à la réalité d’une industrie française majoritairement linéaire et dont certains savoir-faire peuvent être inaccessibles à un challenger comme Kippit, ou avoir tout simplement disparu des territoires. Kareen Maya Levy invite à une saine réflexion sur les moyens à mettre en œuvre pour offrir au public les produits qu’il mérite.

Pourquoi vous devez écouter cet épisode n°2 de #Circular4Good®

Voici trois raisons d’écouter l’histoire de Kippit :

 

  1. Pour découvrir l’atout n°1 de Kippit dans son aventure, celui qui galvanise, qui insuffle l’élan vital, celui qui rend tout possible et que tout industriel devrait cultiver au plus tôt dans son projet.

 

  1. Pour apprendre l’erreur qui a été fatale au projet de Kippit et comment les industriels qui se lancent dans l’aventure circulaire peuvent l’éviter.

 

  1. Enfin, dernière raison qui pourrait être la première : pour le sourire audible et l’enthousiasme palpable de Kareen Maya Levy qui font oublier l’échec et qui donnent envie de se mettre en mouvement pour essaimer de nouveaux modèles moins linéaires.

 

Participer à l’exploration du circulaire aujourd’hui, c’est s’engager dans un processus expérimental sans aucune garantie de succès, mais ô combien nécessaire. Si Kippit est un projet qui a échoué près de la ligne d’arrivée, gageons que l’Histoire de l’industrie française retiendra de cet acte pionnier, et de tant d’autres avant et après eux, les vocations naissantes et l’inspiration des succès futurs. La mutation circulaire est en marche.

 

Vous voulez en savoir plus sur l’histoire de Kippit ?

 

Écoutez-la, ici.

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